Raffaele Bafefit
Je m’appelle Raffele Iodice, alias Bafefit. Je suis originaire de Maglie, une petite ville des Pouilles, au sud de l’Italie. J’aime l’art depuis mon enfance et suis fasciné par les objets de tous les jours. Ceux-ci m’intriguent et me terrifient. J’entends encore les menaces de ma mère : « Si tu ne range pas tes affaires, je jette tout ! ». C’est pour cette raison que je me suis tourné vers les matières recyclées, rendant ma mère folle, en collectant jouets, coupures de journaux, feuilles et fleurs séchés, vinyles, timbres, livres et autres objets apparemment sans valeur.
Adulte, un jour de 2004, je regardais ma garde-robe, si pleine qu’elle semblait sur le point d’éclater, d’exploser tel un volcan… j’ai donc pris une vieille robe, une paire de ciseaux, du fil et une aiguille. Et grâce aux leçons de broderie de ma mère, j’ai créé mon tout premier Mostraccio que j’ai appelé Gonzales qui fut suivi d’une série de Mostracci.
J’ai étudié la scénographie à l’Académie des Beaux-Arts de Rome. Mon œuvre est caractérisée par deux aspects, onirique et mélancolique. J’aime particulièrement les portraits de personnages tristes, dont les insécurités sont cachées au sein d’un monde féerique. J’ai toujours été attiré par les choses sombres, hideuses et mélancoliques, j’ai donc renoncé au milieu scénique pour faire ce dont j’avais toujours rêvé : peindre le reflet de mon âme !
Je créé des illustrations sans support digital. La plupart sont des encres sur papier technique, ce qui produit une trame complexe et un effet clair-obscur. Je n’utilise pas le papier vendu dans le commerce mais le papier antique du 19e qui présente des taches. Celle-ci inspirent mon travail. Mon art est empli de saveurs nostalgiques, de fins malheureuses, d’âmes damnées et de petites négligentes dont il ne faut pas briser le cœur.
J’ai exposé mes œuvres dans plusieurs galeries et vous pouvez aussi les trouver sur plusieurs sites Internet d’art contemporains.
